Contribution Jean-Luc Bennahmias n°3

Jean-Luc Bennahmias

Le sens de mon programme

À l’orée d’une séquence de cinq ans qui sera décisive, pour une France qui n’a pas véritablement réussi à redresser la barre depuis 2002, c’est le rejet de tous les dirigeants politiques antérieurs qui domine et l’appétence, par défaut, pour l’aventure populiste, incarnée Marine Le Pen.

Sans un projet réfléchi, sans des propositions en phase avec les défis contemporain majeurs de la globalisation numérique du monde et de l’indispensable transition énergétique et écologique, ces deux nouvelles révolutions industrielle et civilisationnelle, c’est un destin comparable à ces pays de l’Est européen, qui vacillent, un par un, au bord d’un autoritarisme régressif et de mauvais augure, qui menace la France.

Pour l’éviter, ce qu’il faut c’est l’imagination de dessiner le moyen de sortir par le haut de ce moment difficile que nous connaissons, comme la France l’a toujours fait, dans toutes les crises majeures de son histoire.

Je ne me reconnais dans aucune des deux attitudes se sont manifestées à gauche devant cette situation.

– Une première consiste à essayer de s’appuyer sur les couches encore favorisées du salariat, pour essayer de trouver une majorité en fédérant derrière elles diverses minorités ou communautés autour de reformes sociétales compensant les régressions sociales. Mais ce qui plaît à un groupe déplaira à l’autre, et le cœur de la société et de la gauche, le salariat s’enfuit vers le populisme.

– Une seconde consiste à tenir un discours guerrier, sans cohérence économique qui dit vouloir faire payer les riches, alors que dans une économie ouverte comme la nôtre, une telle politique assurerait seulement la ruine de notre économie et donc des salariés.

Je vous propose une autre voie, qui défend ce qu’est notre société et les protections sociales auxquelles nous sommes attachées, grâce à la mobilisation de la société pour sa modernisation, son adaptation aux défis du futur.

Une société qui va mieux c’est une économie qui va mieux. Prenons un exemple : sécuriser les parcours professionnels pour faire reculer la hantise de la précarité et du chômage, c’est libérer les énergies de millions de travailleurs, qui permettront à la France de tenir son rang dans la compétition économique, par et pour son modèle social. C’est intégrer sa jeunesse au monde du travail, et donner à la France le moyen de bénéficier pleinement de son dynamisme démographique.

Je vous propose d’être collectivement à la hauteur de notre modèle républicain et social.

C’est le sens de mon programme.

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